Retour au sommaire

Retour sommaire

 

VILLES ET SITES VISITES

XIAN : la cité, dont l'histoire remonte à la plus haute antiquité, avait déjà une population de 1 million d'habitants sous la dynastie des TANG en 900 AP JC. C'est au 3 ème siècle AV JC que l'empereur QIN ZHI HUANG DI, unificateur de la Chine,y établit sa résidence et y fit construire un grand palais. L'attention du monde a été attirée depuis 1978 par les découvertes des archéologues chinois, prés du tumulus de cet empereur, des célèbres fosses aux guerriers, dont pour l'instant 3 ont été dégagées, la plus importante renfermant 6000 soldats en ordre de marche. Les fosses sont de bois et de terre, lorsqu'elles furent profanées on y mit le feu, ce qui provoqua l'effrondement des poutres, les statues furent détériorées, l'eau s'infiltra, un limon protecteur les enroba pendant 22 siècles. On pense qu'il fallut 36 ans de travail avec 720 000 personnes pour édifier cet ensemble. L'empire fondé par QIN ZHI HUANG DI durera 2133 ans jusqu'en 1912, lorsque la Chine devint une république.A voir également les pagodes de la grande et de la petite oie et la grande mosquée;

TIANSHUI : l'ancienne Qinzhou, fondée sous le règne des Hans, fut un gîte d'étape sur la Route de la Soie. Cette populeuse cité a un marché agricole encore faiblement industrialisé (tapis de laine et de soie, textiles) où l'on fait halte, entre Xi'an et Lanzhou, avant d'aller découvrir les fameuses grottes du Maijishan. En ville vous visiterez le Fuximiao, le Temple de Fuxi, que vous atteindrez en suivant une longue rue bourdonnante d' activités artisanales et commerciales. Ce temple abrite un pavillon à deux étages de toitures dont les boiseries des portes et les grands panneaux ajourés en façade sont délicatement sculptées . On visite encore le Yuquanguan, le Temple de la source de Jade, sanctuaire taoïste de l'époque Ming.
A 50 kms de la ville se trouvent les GROTTES DU MAIJISHAN. Creusées à plus de 1700 m. d'altitude par des anachorètes bouddhistes, à partir de la dynastie des Qin postérieurs (384-417 apr. JC), elles ont abrité deux moines célèbres, Xuangao et Tanhong, qui prêchèrent dans ces grottes où vivaient près de 300 moines. Ces grottes percent les parois d'un énorme rocher, dans les contreforts occidentaux des monts Qinling. Ce rocher doit à sa forme particulière son nom de " Meule de foin ". Il y a 194 grottes, parfois de simples niches peu profondes, qui contiennent des milliers de statues et statuettes d'argile et de pierre, sans compter des centaines de mètres carrés de peintures. La plus grande grotte abrite un Boudha de 34 m de haut.

LINXIA : chef lieu d'un district autonome Hui (musulman). Sa grande mosquée fut restaurée après les exactions commises par les gardes rouges contre les lieux de culte en général. On peut voir dans ses rues des paysans tibétains descendus de leurs hautes vallées pour s'approvisionner.

XIAHE : bourg de montagne dont la raison d'être est la lamasserie voisine de LABRANGSI.
Construit à 2400 m. d'altitude, il abrite 'un des six monastères tibétains les plus importants (quatre sont au Tibet). Il relève de l'autorité de l'école des Gelugpa, dite des Bonnets Jaunes, fondée en 1392 et qui fut la plus puissante à partir du XVIIème siècle. Les bâtiments de cet ensemble de près de 87 ha furent élevés à partir de 1709, à une époque où les Mongols, soutenant l'Eglise Jaune, dévastaient les monastères de la secte rivale des Bonnets Rouges. Le monastère, dont l'administration et les études suivaient le modèle des grands établissements gelugpa de la région de Lhassa, abritait six collèges. Le plus important, celui de philosophie, y abritait plus de 3000 moines qui y étudiaient la Règle monastique (Vinaya), la Doctrine approfondie (Abhidharma), la logique, la philosophie de l'Opinion moyenne (Madhyamika) et l'enseignement de la Perfection de Sagesse (Prajnaparamita) au cours d'un cursus qui pouvait nécessiter une vingtaine d'années avant d'accéder à la maîtrise de ces différentes matières. Les cinq autres collèges ne comptaient pas plus de 100 à 200 moines chacun : Collège tantrique du bas, Collège tantrique du haut, Collège de la Roue du Temps (spécialisé dans l'astrologie et le calcul du calendrier), Collège du Hevajra, Collège de la Médecine ; les moines se consacraient à l'étude, à la pratique mystique et aux rituels tantriques.
Ce monastère, véritable cité avec ses rues et plus de 200 bâtiments, vous donnera une idée de l'extraordinaire ferveur religieuse de tous ces paysans qui descendent de leurs montagnes et de leurs vallées pour se mêler aux 500 moines (jadis ils étaient des milliers). Penchées en avant, vêtues de la longue robe traditionnelle, les vieilles paysannes tibétaines sont particulièrement émouvantes. Elles accomplissent leurs dévotions, récitent des prières ou actionnent machinalement les moulins à prière.

LANZHOU : ce chef lieu de la province du Gansu, important centre industriel et ferroviaire, situé sur les bords du Fleuve Jaune et entouré de montagnes impressionnantes, possède un des plus intéressants musées d'art et d'histoire de Chine. Les collections les plus remarquables de ce musées sont une impressionnante exposition de poteries néolithiques du Gansu datant de 5000 à environ 1850 av. J-C ( poterie très fine et élégante au décor noir, géométrique ou zoomorphe très complexe, sur fond jaune ou rouge), ainsi que des bronzes antiques du temps des Zhou de l'Ouest et de Han de l'Est. Parmi ces bronzes figure le fameux cheval, dans un galop figé, effleurant de son sabot l'oiseau- dragon, dieu du Vent . Ce cheval fut trouvé dans la tombe du général Zhang des Hans de l'est (25-220 apr. JC). Un modeste cortège de cavaliers et de chars figure l'offrande funéraire qui ne comportait pas moins de 14 chars, 17 chevaux montés et 45 gardes ou serviteurs !


JIAYUGUAN : la passe de Jiayu, construite à partir de 1372, est le point le plus occidental de la Grande Muraille d'époque Ming (celle de Han allait plus à l'ouest, jusqu'au delà de Dunhuang).
Ce lieu stratégique du couloir de Gansu, entre les monts Qilian au sud et le désert de Gobi au nord, était défendu par un puissant ouvrage, érigé en 1540. Cette forteresse, où aboutissait la muraille dont l'origine était à Shanhaiguan, au bord de la mer de Bohai, à environ 2700 kms de distance, a été magnifiquement restaurée après 1949, avec sa courtine crénelée dominée par de hautes tours à étages à toitures superposées, comme pour les portes de Pékin.

DUNHUANG : cette ancienne commanderie chinoise à l'extrémité de la province du Gansu, fut fondée au IIIème siècle av. J.-C près de la Porte de Jade qui marquait autrefois l'extrême limite de l'ancien empire du milieu. Passage inévitable de la " route de la soie ", Dunhuang devint, grâce aux importants monastères rupestres qui furent établis dans ses environs, un haut- lieu du bouddhisme et de son art. Situées à quelques 20 kms de la ville se trouvent …
les GROTTES DE MOGAO (grottes des mille bouddhas) ; au nombre de 492 , elles furent creusées et décorées de sculptures et de peintures murales entre le Vème et le XIVème siècle. Elles constituent un des sommets de l'art universel. La visite nous montre quelques- unes des petites grottes les plus anciennes, antérieures aux Tang, ainsi que les grands sanctuaires datant de cette dernière époque (618-906), telle la grotte du Nirvana (Bouddha couché) où l'on notera les personnages " exotiques " des princes originaires d'Asie Centrale et de l'Inde, représentés sur la peinture murale près des pieds du gigantesque Bouddha mourant. Dans une autre grotte on admirera le portrait d'un roi du Tibet à la tête d'une procession qui date de la période tibétaine (fin VII-début IXème ) . Sur les parois d'une autre sont représentés le roi et la reine de Khotan, dont le royaume se trouvait aux pieds de la montagne du Pamir. Un des thèmes le plus souvent illustré est celui du Bouddha Amitâbha trônant au centre de son " Paradis de la Terre Pure de l'Ouest " .

TURFAN : la ville qui porte le même nom que l'oasis, au centre de l'oasis, a été fondée il y a quelques siècles à peine mais ses habitants, les Ouigours, sont les descendants des fondateurs de l'ancien royaume du même nom, qui domina la région du IXème au XIIIème siècle. A l'époque des Han (IIIème s. av -IIIème s. après JC). Turfan fut l'une des premières conquêtes chinoises en Asie Centrale. Située dans une dépression dont le fond est à 154 m en dessous du niveau de la mer, pétrifiée de froid l'hiver, écrasée de chaleur l'été, battue par des vents violents 100 jours par an, Turfan peut contempler les neiges éternelles du Tianshan. Quelques minarets qui ressemblent réellement à des minarets des pays d'islam et non pas à des pagodes chinoises, expriment une différence profonde avec le reste de la Chine mais pas autant que sa population ouigour, dont la langue vernaculaire, proche de l'ouzbeck, appartient à la famille des langues turques.
Une excursion à l'extérieur de la ville, dans l'oasis environnée de déserts arides, vous permettra de constater la fertilité miraculeuse de ces terres : elles sont irriguées par des canaux qui traversent de riches vignobles, ou par des conduites souterraines (appelées Karez), qui recueillent les eaux d'infiltration et les distribuent en profondeur, afin d'éviter leur évaporation.

Non loin de là se trouve la ville de JIAOHE (ou Yar) . Sur une colline tabulaire qui domine le bassin de Turfan, se trouvent les ruines d'une véritable citadelle. Fondée par le Han pour protéger la Route de la Soie, située sur un éperon rocheux, elle fut un haut lieu du bouddhisme à l'époque Ouigour, ainsi qu'en témoignent les ruines des nombreux sanctuaires qui jalonnent les rues de cette ville fortifiée.

Plus loin encore, la NECROPOLE D'ASTANA (VIIème -Xème siècle) où des inhumations eurent lieu à partir du IVème siècle jusque sous les Tang. Parmi les 350 tombes mises à jour, deux ou trois sont ouvertes au public (peintures très simples, bien conservées).

Pour se rendre de l'oasis de TURFAN A URUMQI on emprunte une route qui, après avoir traversé en ligne droite une région désertique suit une vallée qui franchit les Monts Noirs (Bogdoula) pour longer les contreforts des Monts Célestes (Tienshan).

URUMQI (prononcer Ouroumchi) : chef lieu de la région autonome Ouigoure du Xinjiang, l'ancien Turkestan chinois, est une ville moderne et cosmopolite où se croisent sur les places et dans les rues, les nombreuses minorités nationales qui peuplent la province : les Ouigours,apparentés aux Turcs, sont les plus nombreux. On rencontre aussi de nombreux Kirghis, Tadjiks, Ouzbeks. Toutes ces populations sont converties à l'Islam ce qui explique la présence de nombreuses mosquées.

KHOTAN : dans une oasis située dans le bassin fermé du Tarim, entre le désert de Taklimakan au nord et les monts Kulun au sud, Khotan ou Hotan, est une ancienne cité caravanière sur la branche sud de la Route de la Soie, en un point où aboutissait une autre route venant de l'Inde par le Cachemire ou la vallée de la Swat. Le vent souffle sur l'oasis pratiquement toute l'année, mais il ne pleut guère. Khotan produit des tapis renommés à dominante rouge, des soieries aux métiers à main et des articles de jade- lequel provient des monts Kunlun : très apprécié des Chinois, on le trouve dans le lit des rivières Yurungkax et Karakax, après le passage des crues dues à la fonte des neiges. En ville, on voit un petit bazar très kitsch et un musée dont les pièces les plus remarquables sont deux terres cuites de Bouddha, datant des Han de l'Est ; elles proviennent des ruines d'un stuppa, à Rewak, dans le désert de Taklimakan, à 70kms de la ville ; quelques figurines mises à jour sur le site de l'ancienne capitale du royaume de Yutian, deux momies de Lulan et des fragments de tissus complètent la collection.

KASHGAR : sinisé en Kashi, l'ancienne Shule des Han de l'ouest, ville du Turkestan chinois, région communément appelée Xinjiang (Sinkiang), était située sur la Route de la Soie au point où se réunissaient les pistes qui contournaient le désert de Taklimakan par le nord et par le sud, au pied des Pamirs et du Tianshan, que les caravaniers devaient franchir pour gagner l'Asie centrale. Surtout peuplée d'Ouigours, musulmans sunnites, dans une écrasante majorité, mais aussi de Han, de Tadjik, de Kirgiz et d'Uzbek, Kashgar offre, grâce à sa foire hebdomadaire, de très lointaines réminiscences de ce que furent ces grands gîtes d'étape sur le chemin des caravanes. Des négociants viennent encore du Pakistan malgré la formidable barrière que dressent entre les deux pays les montagnes du Karakorum. A l'époque Tang, Kashgar était spécialisée dans la fourniture d'esclaves et de musiciens à la cour .Au centre de la ville, la grande mosquée traverse un bazar haut en couleur où l'on vend des coiffures, notamment la fameuse petite toque pliante à broderies que portent presque tous les ouigours. Des coffres métalliques rutilants, des bijoux, des tissus, des images pieuses de l'islam.A la lisière de la ville vous pourrez visiter le Hadrat Apak, c'est à dire la tombe d'Abakh Hoja (1600-1640), un saint chef religieux soufi qui enseigna à Kashgar. Il repose sous une immense coupole de 38 m. entouré des dépouilles mortelles de 72 personnes, réparties sur cinq générations.
La foire qui a lieu tous les dimanches permet de trouver tout ce qui peut être légalement proposé à la vente en Chine : fruits, légumes et viandes, vêtements, coiffures et chaussures, mais encore des chevaux, ânes, vaches, chameaux, portes à doubles ventaux, châssis de fenêtre…on y voit des cavaliers qui s'efforcent de démonter les qualités de leur montures, des petites cantines de plein air, tout cela accompagné de musique turque diffusée par les hauts parleurs.

EXCURSION AU LAC KARAGOL : 200kms de route assez bonne mais avec quelques mauvais passages en haute montagne. Dès la sortie de la ville vous traverserez l'oasis de Kashgar, avec ses petits champs séparés par des rideaux de peupliers et de bouleaux, et ses maisons basses construites en pisé. Après 30km vous quitterez cette oasis pour filer en ligne droite dans un désert de gravier. Vers 70km la route amorce une montée plus accentuée dans une vallée, entre deux chaînes de montagnes ruiniformes, avant-goût de la rigueur extrême du Pamir et du Karakorum. Après 125 km, vers le fond de la vallée, apparition de sommets aux neiges éternelles, avec un premier plan de pierraille et de montagnes en voie de désagrégation, sous les effets de la chaleur ou du froid intense.Dans le désert de Taklimakan, les dunes sont gigantesques. En fait il s'agit de montagnes dont les pentes inférieures sont envahies par le sable. Après près de 200kms de route vous découvrirez enfin le Muztagata, l'un des plus hauts sommets (7546m.) de ce plateau du Pamir qui s'interpose entre le Tianshan (Monts du Ciel) et la chaîne du Karakorum. Là s'étend le Karagol, le Lac Noir, en un site grandiose qui embrasse plusieurs géants du Pamir dont le Mont Kungur (7719m) à gauche du Muztagata, le " Père des glaciers ".

SHANGAI : une des plus grande ville du monde compte 14 millions d'habitants avec son agglomération. Ne pas manquer les visites du Bund (en quelque sorte c'est la croisette ou la promenade des anglais), de la rue de Nankin trés commerçante et trés animée, et de la vieille ville classée patrimoine de l'humanité. Trés tôt le matin, sur le Bund on peut voir de nombreux habitants pratiquer le Taijiquan, sport ou ballet trés lent pratiqué collectivement.

 

Retour au sommaire

Retour sommaire